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Une mauvaise note en anglais ? Que faire

920 – L’erreur est un piment… sans elle, la victoire reste fade !

Une mauvaise note en anglais ? Que faire

Aucune peur si on apprend de ses erreurs… ─ Mon enfant de 13 ans a tout juste 11 sur 20 à son dernier contrôle d’anglais. Or je trouve que l’anglais, c’est important ! Faut-il s’inquiéter ?… ─ Il y a deux raisons de s’inquiéter. Premièrement, on pourrait s’inquiéter si l’on ne tire pas les leçons de ses erreurs. Deuxièmement, on pourrait s’inquiéter si on pense que l’apprentissage de l’anglais se fait uniquement en classe. Face à ceci, je propose deux pistes de travail.

La première piste de travail consiste à :

  1. vérifier la compréhension de ce qu’il fallait réviser ;
  2. vérifier la méthode de travail utilisée pour réviser ;
  3. vérifier la compréhension des consignes en cours.

La seconde piste de travail vise l’équilibre entre court terme (avoir de bonnes notes) et long terme (savoir parler anglais). Il y a bien un objectif à moyen terme qui est d’avoir de bonnes notes au lycée, et ce sera ma conclusion. Revenons sur les pistes de travail

I. Première piste : vérifier la qualité du travail

Avant de regarder plus en détails comment réviser et réussir un contrôle, je rappelle une base fondamentale sans laquelle tout travail échoue. En effet, pour réussir un travail, trois choses sont indispensables. Je vous les livre, avec en plus une astuce pour les enregistrer (record en anglais) : c’est le moyen mnémotechnique REC.

  • R pour Répéter, et pas relire son cours, mais repenser à son cours et vérifier.
  • E pour Émotion, car sans émotion notre savoir devient fade et notre appétit de savoir s’arrête, ou E pour Évocation, un terme qui désigne la fabrication consciente d’un souvenir avec une émotion.
  • C pour Conviction, car il est difficile de faire un travail de qualité si l’on n’est pas convaincu de sa pertinence, ou C pour Connaissance de l’objectif, ce qui revient au même car un objectif véritable concilie ce que le professeur exige et ce que nous voulons profondément.

Ce préalable étant posé, voyons maintenant : 1. si on connaissait bien l’objectif du contrôle ; 2. si nous avons travaillé correctement en combinant répétitions et émotions ; 3. et si nous avons bien compris les consignes du contrôle. Ce sont les trois parties que je développe maintenant.

I.1. Que faut-il réviser ? Ou l’objectif du contrôle

Dès que le professeur annonce qu’il y aura contrôle, nous devons imaginer non seulement les questions qu’il nous posera mais sous quelle forme il nous les posera : à l’écrit, à l’oral, seul assis à sa table, en récitant devant toute la classe, en passant au tableau, etc.
Dans le cas de ce 11 sur 20, le professeur avait annoncé un contrôle de compréhension orale. Mais a-t-on bien compris ? Il faut vérifier en classe auprès de l’enseignant si celui ne le fait pas. On lui demande : « Madame / Monsieur, Si j’ai bien compris, vous nous ferez écouter un texte enregistré et nous devrons compléter à l’écrit un texte à trous. Est-ce bien cela ? ». Et nous écoutons bien sa réponse, car le professeur peut répondre : « Oui, il y aura bien cela et aussi des questions sur le texte. ». Là, il faut faire attention : l’élève ne doit pas seulement chercher si ce qu’il a compris est juste mais il doit vérifier si ce qu’il a compris est complet. La réponse du professeur nous dit bien que l’élève avait compris juste mais que ce n’était pas complet. Bien sûr, l’élève peut aussi demander à ses camarades de la même façon. Meilleure est notre connaissance de l’objectif, meilleure sera notre réussite. Imaginons que nous ayons compris sur quoi portera le contrôle : il faut maintenant réviser.

I.2. Comment réviser ? Ou s’entraîner à atteindre l’objectif

Réviser pour un contrôle, c’est en imaginer les questions et les réponses. Pour imaginer les questions du contrôle, nous nous servons des notes que nous avons prises pendant le cours. Nous devons passer en revue tout ce qui a été fait en cours et collecter tout le matériel disponible : enregistrements, textes, illustrations, etc.

Quasiment toujours, tout ce que le professeur a fait sert pour le contrôle.

Et en langues, il y a un incontournable : la liste de mots nouveaux.

Il faut savoir le vocabulaire, ancien et nouveau, d’au moins quatre façons différentes.

  • 1. comment il s’écrit : son orthographe1
  • 2. comment il se prononce : sa prononciation2
  • 3. comment il se pense, c’est-à-dire ce qu’il veut dire : son sens3
  • 4. un exemple de phrase avec ce mot4
    Pour un apprentissage sérieux, on poursuit.
  • 5. l’illustration de ce mot par un schéma5 ou un dessin6
  • 6. l’étymologie de ce mot7
  • 7. l’originalité de ce mot dans des poésies, des métaphores, des blagues, etc.8

Et, comme en langue chaque mot fait partie d’un ensemble de trois parties : mot, phrase, texte, nous devons également travailler de la même façon les phrases et le texte. Bien sûr, nous devons penser à comment utiliser toutes ces connaissances en imaginant les questions du contrôle pour le présent, et les situations possibles dans la vie pour l’avenir.

I.3. Comment répondre en contrôle ? Ou la compréhension des consignes

Précisément, nous voici en contrôle. Comment vérifier que nous avons bien compris l’objectif, c’est-à-dire les consignes ? Là on utilise la méthode COSA, acronyme pour se souvenir des quatre étapes de toute réponse : Cibler, Observer, Sentir, Agir. Voyons seulement la première étape, la plus oubliée des élèves.

Cibler, c’est comprendre l’objectif, la cible. Ou dit autrement : qu’est-ce qu’on me demande ? Comme on demande une action, racontée par un verbe, il peut être utile de surligner les verbes de la consigne.

Même j’ai présenté les autres étapes dans d’autres articles, en voici un résumé :

  • – observer consiste à recueillir les données du problème ;
  • – sentir consiste à analyser ces données en recherchant les possibilités ;
  • – agir consiste à faire ce qui est demandé.

Voilà pour la première piste de travail. Passons à la seconde.

II. Seconde piste : mettre en perspective

Faut-il s’inquiéter d’une « mauvaise note » au collège ? Ou même d’une mauvaise moyenne ? Mettons les choses en perspective. Autrefois, pour attester de son bon niveau d’anglais, de bons résultats au bac avec une mention suffisait. Ce n’est plus le cas. Pour de plus en plus de langues, les entreprises demandent une certification externe, à laquelle ni le collège ni le lycée français ne préparent. Les écoles de langues sérieuses font de la grammaire et du vocabulaire. L’école française fait travailler sur des sujet de société : le tourisme, la malbouffe, etc. Ce sont des compétences différentes. À court terme, c’est-à-dire le collège, il faut savoir faire la leçon sur les thèmes imposés. À long terme, c’est-à-dire dans le monde professionnel, il faut savoir communiquer. Et à moyen terme ? Ce sera ma conclusion

III. Préparer l’avenir

Car il y a un moyen terme à considérer : le lycée et les études supérieures. Il est utile que l’élève fasse ses propres expériences au collège, car les enjeux y sont plus modérés. Par exemple, il vaut mieux comprendre que « si on ne révise pas, on échoue » dès la quatrième que de le découvrir en première. Si l’avenir de l’élève n’est pas menacé, autant lui laisser le temps d’apprendre par l’expérience.

Et les études montrent que les élèves qui rencontrent des difficultés au collège s’en sortent très bien au lycée à condition :

  • – d’avoir trouvé une motivation ;
  • – d’avoir des stratégies d’apprentissage ;
  • – d’être en relation avec les professeurs ;
  • – d’avoir bénéficié d’une remédiation précoce.

C’est précisément ce que je propose.

  • 1. Travailler dès le collège pour une remédiation précoce plutôt qu’attendre le lycée.
  • 2. Trouver sa propre motivation, et je le fais efficacement grâce à mes recherches en sciences cognitives, ma connaissance de l’orientation, et mon expérience dans la vie professionnelle.
  • 3. En tant que professeur, je connais le milieu éducatif et y évolue depuis longtemps.
  • 4. J’enseigne les stratégies d’apprentissage, et ce, en plusieurs langues et dans plusieurs pays, pour aider chacun à découvrir ses propres méthodes.


En somme, les accidents de de parcours au collège permettent de les éviter au lycée…


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1C’est le niveau de compréhension écrit, cf. le chapitre dans mon livre Les 32 joyaux de la pensée.

2C’est le niveau de compréhension oral, ibid.

3C’est ici le code du mot, donc le P2, ibid.

4C’est ici le concret du mot, donc le P1, ibid.

5C’est le niveau de compréhension schéma, ibid.

6C’est le niveau de compréhension dessin, ibid.

7C’est ici le P3, ibid.

8C’est ici le P4, ibid.

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