Astérix et Obélix

Je recommande à un de mes élèves de quatrième de lire Astérix et Obélix pour mieux comprendre la société française. Comme son atout-maître est la différence, il note que contrairement à ce que je lui ai dit sur les morphotypes, Astérix est petit et maigre, et Obélix gros et grand. En effet, je résume les trois morphotypes de Sheldon en : un petit gros, un grand maigre et un musclé. Comme de nombreux concepts éclairants, cette clé de lecture de l’humanité est décriée par certains intellectuels défenseurs de la bien-pensance, tandis que dans le même temps les trois morphotypes sont utilisés très concrètement dans les salles de sport. Ce serait donc faux en théorie mais vrai en pratique…

En tout cas, après réflexion, il y a bien un trio formé par Astérix, Obélix et Panoramix. Astérix est le musclé, mais il est petit. Obélix est le gros, mais il est grand. Quant au grand maigre, c’est Panoramix, pas si grand que ça en taille. Nous sommes donc en présence des trois morphotypes, mais limés pour les rendre moins saillants, moins visibles, plus acceptables donc par les enfants et le grand public en jouant sur l’opposition des contraires, provoquant ainsi une version plus équilibrée que les stéréotypes, et donc plus réussie. Une raison de plus de lire ces classiques…

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