Comment cela est-il possible ?
Eh bien c’est qu’enfant, déjà bébé même, vous avez passé un temps infini à examiner les objets sous toutes les coutures. Nous croyons que les enfants perdent leur temps, il n’en est rien ! Ils scannent leur environnement. Et avec le même objet examiné sous des angles différents, en le tordant dans tous les sens si cela est possible, ils disposent d’un banque de données qui nous permet de reconnaître cet objet quel que soit son orientation.
Les intelligences artificielles procèdent de la même façon.
Nous trouvons les activités du bébé ou de l’enfant futiles car nous les avons déjà effectuées et n’avons plus besoin de le faire pour nos objets familiers. Mais en leur temps, elles furent utiles !
Regardons du côté des maths maintenant. Il y a le mot d’un côté, et l’image de l’autre, enfin, dans le meilleur des cas. Nous pouvons avoir pour le même mot un groupe d’images disparates, dont on ne voit pas très bien le rapport. Ou le contraire, pour une image identique, plusieurs mots approximatifs signifiant (mot latin pour voulant dire) la même chose. Cette situation engendre une confusion, un flou, un manque de clarté.
En informatique, nous pourrions dire qu’il y a un problème d’adressage. Le mot ne pointe pas sur des images qui n’ont rien avoir entre elles, et l’image pointe sur plusieurs mots qui n’ont pas de rapport.
Forcément, comme on dit à Marseille pour évidemment, cela engendre des difficultés.
Comment faire pour les réduire ?
Eh bien en assignant une image structurée (et structurante) pour un mot, et pour un mot, une image.
Comme en français où chaque mot a son S.O.S., nous retrouverons une trilogie.
Je l’ai appelée les trois registres (si vous trouvez un nom plus ancien d’un auteur antérieur, merci de m’en informer).
Ce sera les registres vu, écrit, parlé.
Je vous invite à dresser un tel registre pour tout le vocabulaire mathématique.
Voici un exemple avec les chiffres de un à six.