La volonté : une seconde peau !

Bonne et heureuse année 2024 !

Et comme il faut bien commencer par quelque chose, un article sur la volonté chez l’adolescent : un thème que j’aborde souvent en séance de motivation.

Vous trouverez l’image plus haut avec les trois schémas pour illustrer la notion de volonté chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte.

La volonté de l’enfant est faible : elle se soumet à celle de ses parents. L’enfant est un être à protéger. Les parents l’entourent. Ainsi ils créent une frontière protectrice avec le monde extérieur, une peau symbolique, un second placenta. Schématiquement, l’enfant est mou et les parents apportent une armure dure pour lui permettre de grandir à son rythme.

La volonté de l’adolescent est ni faible ni forte : il apprend à développer sa volonté, et les parents suppléent à ses manques. Les parents avaient apporté une peau symbolique : dans cette phase de la vie, elle se retire. Et ce retrait peut provoquer ce sentiment de l’adolescent comme être écorché. Avec cette ambivalence d’une volonté naissante donc très puissante, et en même temps d’une extrême fragilité. L’adolescent se confronte et affronte également le monde de façon beaucoup plus réaliste. Ce n’est plus l’enfant que l’on doit protéger, c’est le jeune auquel on laisse faire ses premières expériences. Il découvre la contrainte réelle. Bien sûr les parents continuent de veiller à sa sécurité. D’où le conflit classique de l’inexpérience qui ne sait qu’espérer le meilleur avec l’expérience qui sait prévoir le pire.

La volonté du nouvel adulte est forte : il a réussi à générer sa propre frontière avec le monde extérieur, une partie dure qui protège sa partie molle intérieure. Le véritable adulte n’est soumis qu’à sa seule volonté.

Si nous envisageons cette frontière comme une peau, elle joue le rôle d’armure souple. Cette armure, chacun d’entre nous doit la forger. En noématique, comme en gestion mentale, c’est le P2, le paramètre 2, le nom technique qui englobe la convention. C’est ce que nous apprennent toutes les écoles, celles imparfaites de l’éducation nationale, comme celles plus abouties comme l’école du sport, de la musique, de l’équitation, du jardinage ou de l’agriculture : la Nature nous impose des lois auxquelles nous devons nous soumettre si nous voulons jouer avec elle et lui imposer notre volonté. Grâce aux lois, tout devient possible, mais pas n’importe comment !
Un des rôles du P2 est de servir d’armature extérieure (yang en énergétique) pour être libre à l’intérieur. Et lorsque le P2 devient purement arbitraire voire injuste, il se vide de son sens. Laissons le devenir alors une coquille vide, et changeons-en comme un bernard-l’hermite !

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