Paramètres (concept de gestion mentale)

PARAMÈTRES

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Concept de gestion mentale.
Origine : prolongement du concept d’évocation, différenciation des habitudes évocatives visuelles et auditives.
Précisions du concept de paramètres dans les ouvrages d’Antoine de La Garanderie.

DÉFINITION ET CONCEPT

1ère approche (grand débutant)
Les paramètres sont les références que l’on peut donner à sa pensée.
Notre pensée peut ainsi se référer à :
– du concret ;
– de l’abstrait ;
– de la logique ;
– de l’inédit.

2ème approche (débutant)
Les paramètres sont une façon plus fine de différencier les évocations visuelles et auditives.
P1 (paramètre 1) : le concret : choses, êtres, scènes de la vie.
P2 (paramètre 2) : le conventionnel : les mots eux-mêmes, les séries de mots appris mécaniquement, les nombres, le par cœur simple, les définitions…
P3 (paramètre 3) : les liens logiques : figures (logiques), croquis, schémas de fonctionnement…
Il y a trois familles de liens logiques élémentaires : analogie, sériation, appartenance.
P4 (paramètre 4) : les liens inédits : ce qui n’a pas été perçu, symbolisation de ce qui n’a pas été perçu.

3ème approche (intermédiaire)
• Nuancer le P2, nuancer le P3.
• Savoir distinguer les gestes des paramètres, distinguer l’attention du P1, la mémorisation du P2, la réflexion ou la compréhension du P3, l’imagination du P4.


4ème approche (avancé)
• Relier paramètres, projets de sens et structure de projets de sens,

APPLICATIONS ET CONSÉQUENCES
• Diversifier la perception en balayant les entrées (1, 2, 3 et 4)
On propose diverses entrées perceptives afin de solliciter tous les paramètres.

Entrée 1 : du concret, donc quelque chose que l’on peut toucher, sentir, goûter (éventuellement), regarder, écouter. (multimodalité sensorielle)
Les choses, les êtres, les circonstances.
Les objets, naturels ou fabriqués.
Les évènements.
Le vécu, la vie quotidienne…

Entrée 2 : du conventionnel (certains disent littéral).
Un mot, une lettre, un nombre, un chiffre, un dessin, un symbole, un signe, le par cœur simple (définition simple)…
On a quitté la tridimensionnalité.

Entrée 3 : du lien logique. Schémas, plans, organigrammes, graphiques, structures, algorithmes, liens de causalité, démarche inductive (de l’exemple à la loi) ou déductive (de la loi à l’exemple), analyse, synthèse, argumentation, articulation logique…

Entrée 4 : du lien inédit (certains disent original ou aussi libre) :
métaphore, fiction, fantaisie, poétique, mythe, conte, légende, histoire, figure de rhétorique…
Une entrée en 4 peut être sérieuse, comme cette dénomination d’un théorème mathématique : le « théorème des gendarmes ».
Quand Laurent, professeur d’anglais, propose à ses élèves le « Syndicat Autonome des Vieux Croutons » pour SAVC (sujet, auxiliaire, verbe, complément), il propose une entrée en 4.

En combinant ces 4 entrées avec une perception vue (pour les yeux de l’élève) et une perception entendue (pour les oreilles de l’élève), cela donne 8 façons de présenter un concept.

• Conséquence : notion de profil pédagogique.
Évoquer dans certains paramètres donnent un certain pouvoir (certaines aptitudes), engendre des points forts et des points faibles.

MISE EN ÉVIDENCE DES PARAMÈTRES
• N’importe quelle mise en situation dans un groupe de personnes. Donc très facile en classe.
• Une série de phrase ou de mots correspondant aux quatre entrées.
Exemple :
– entrée en 1 : « L’éléphant boit dans la rivière. »
– entrée 2 : « Éléphant s’écrit avec ph. »
– entrée 3 : « L’éléphant fait partie des mammifères. »
– entrée 4 : « L’éléphant fait du patin à glace. »

Auteur : F.C. Rava-Reny, tous droits réservés

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